Le mythe de la vierge et du jeune enfant divin

Derrière l’histoire de Noel diffusée à travers le monde se cache le véritable mythe païen de l’enfant roi et sauveur né de la vierge. Ce mythe a été remanié et utilisé par la religion pour créer un ‘sauveur’, un rédempteur extérieur dont nous dépendrions pour notre salut, et dont ont découlé ensuite les notions de peur, de bien et de mal, de punition, et d’enfer…
Le divin enfant fait en fait référence à l’enfant soleil: on l’appelle le roi parce qu’il représente la puissance masculine, la force, la vigueur, le rayonnement et il est célébré à Yule comme un sauveur parce qu’il ramène la lumière et la chaleur, ce qui permettra à nouveau de faire pousser les fruits, les légumes et la végétation, nécessaire à la vie. Lors du solstice d’hiver, le soleil ressemble à un jeune enfant, il a encore du mal à laisser briller sa lumière et à répandre sa chaleur… 
Chez les anciens celtes, mais aussi les Egyptiens et d’autres cultures anciennes, où le féminin était reconnu comme le principe premier (la Mère nourricière qui apporte de quoi se nourrir et se guérir, etc.),  la lune était considérée comme la Mère divine, divisée en 3 aspects, la vierge, la mère et la sage. Ils pensaient donc que c’était la lune, dans son aspect de la ‘vierge’, qui enfantait le soleil le soir de Yule, le moment de l’année où la nuit est la plus longue…  Chez les Egyptiens, c’est Isis, considérée comme une déesse vierge, qui a donné naissance le soir du Solstice d’hiver à Horus, le jeune enfant lumière.
Noel n’est finalement que le déguisement de la célébration du Solstice d’hiver, qui est célébré chez les Celtes entre le 21 et le 23 décembre… Recouvrir les véritables traditions par des traditions fabriquées de toutes pièces était le moyen le plus efficace de s’assurer de l’oubli des anciennes traditions, ce qui a plutôt bien fonctionné ces derniers siècles… 
Le jeune enfant qui meurt à 33 ans
Autre fait intéressant, en astrologie (le thème est complexe, je vous laisse faire vos propres recherches), le soleil suit un cycle de 33 années. Notre calendrier actuel n’est pas tout à fait juste dans ses correspondances entre cycle solaire et lunaisons et nous avons donc des années bissextiles par exemple. Les 12 lunaisons coincident à nouveau avec le calendrier solaire tous les 33 ans; le jeune enfant soleil termine donc sa longue course au bout de 33 années pour ensuite renaître de la divine Mère la lune. Et selon la religion, l’enfant Jésus serait mort à 33 ans; un autre enfant, un autre cycle, mais les mêmes symboliques… 
Renne, cerf et biche
Les anciens celtes considéraient aussi la biche comme la Mère nourricière, et ils croyaient qu’elle partait le soir du solstice d’hiver (image reprise dans le père noel qui file dans le ciel avec son char tiré par des rennes). Il y a eu des amalgames entre la biche et le cerf, mais c’est bien la biche qui était honorée lors du Solstice d’hiver. En effet, la biche est plus forte que le cerf, et c’est elle qui mène le troupeau en hiver. Que ce soit dans les îles britanniques, les pays nordiques, la Russie ou encore la Mongolie, la biche est considérée comme celle qui donne la vie: elle donnait du lait pour se nourrir, des vêtements pour se tenir chaud. Depuis les temps les plus anciens, la biche a été honorée comme la Mère divine et associée à la renaissance du soleil, la spiritualité et la maternité. Les anciens racontaient que le soir du Solstice, lorsque la nuit est la plus longue et la plus sombre, la biche s’en allait répandre la lumière du jeune enfant soleil qu’elle portait dans ses antennes…  L’image du cerf (Rudolph) qu’on voit sur les images de noel est encore une modification du mythe original puisque, au contraire du cerf, la biche conserve ses antennes pendant l’hiver. 
Les habits rouge et blanc
En Sibérie, les anciennes shaman portaient pour le Solstice d’hiver des costumes épais rouges avec de la fourrure blanche et portaient parfois des coiffes ornées d’antennes de biche… ces symboles ont été repris pour créer le personnage du père noel… 
On retrouve dans de nombreuses traditions, toutes bien plus anciennes que la date déterminée arbitrairement pour marquer la naissance de Jésus, des mythes racontant la naissance du jeune enfant soleil. Et dans tous les mythes, les divinités sont toujours des représentations de la nature… 
Cette saison nous invite donc à revenir à l’essentiel: gratitude pour ce que nous avons amassé et qui nous permettra de tenir pendant l’hiver (que ce soit l’alimentation, la vitalité, le repos et tout ce que nous avons créé), partager de bons moments de réjouissance avec nos proches et nourrir notre âme en attendant le retour de la vie… 
Bon Solstice d’hiver  )O(

3 Replies to “Le mythe de la vierge et du jeune enfant divin”

  1. corinne fronczyk dit :

    Merci beaucoup !!! Passez de très belles fêtes

  2. Martine dit :

    Joyeux Noël

    Merci de partager votre savoir, vos messages sont pleins de sagesse.
    C’est toujours un réel plaisir de vous lire.
    Votre beauté physique et mentale amènent de la douceur dans ce monde si froid.
    Bon Noël

  3. Catherine Fortun dit :

    Merci pour ce partage! Je vous souhaite le meilleur à venir!

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