Réflexion sur l’alimentation

Depuis quelques temps, je ne parle plus trop de l’alimentation. En avril, mes guides m’ont indiqué que ce n’était pas mon chemin et que je devais revenir sur celui qui est le mien. J’ai d’abord été déroutée, notamment parce que notre alimentation a une telle influence sur notre bien-être mais aussi notre développement personnel et spirituel, et cela me paraissait essentiel. Mais, avec la rétrogradation de Mars et l’introspection que nous sommes poussés d’effectuer, j’ai mieux compris ce qu’ils voulaient me dire.

D’autres personnes parlent très bien de l’alimentation, des conséquences sur la santé de notre alimentation actuelle, et certaines personnes ont une incroyable créativité pour inventer des recettes. Mon rôle se situe en fait à un autre niveau, car encore une fois, tout a sa place, chacun a son rôle.

Dénoncer l’alimentation actuelle et les abus ou manipulations qui sont à l’oeuvre dans l’industrie alimentaire ou encore débattre de l’impact de certains aliments sur les maladies, c’est nécessaire, mais cela ne suffit pas car c’est s’intéresser au symptôme et pas à la cause du problème. Le problème, ce n’est pas de manger du pain, des céréales, des graisses ou du sucre et de s’insurger sur les industries pharmaceutiques qui nous poussent à consommer des aliments favorisant des maladies. Cela revient à chercher un coupable à l’extérieur, quelqu’un à blâmer, et donc nous positionner en tant que victime, du système, de l’industrie agro-alimentaire et pharmaceutique et des maladies qui ‘nous tombent dessus alors que nous ne le méritons pas’.

La réalité extérieure n’est qu’une création de notre conscience, donc de nos pensées, de nos croyances et conditionnements. Le véritable problème, c’est pourquoi nous consommons ce genre d’aliments, quelles sont les fausses croyances et les conditionnements qu’ils permettent d’entretenir et quel bénéfice nous en tirons. Si je prends l’exemple du sucre, le sucre n’est pas le coupable. Il s’agit plutôt de se demander: que m’apporte le sucre? Pourquoi je consomme du sucre?

Le sucré représente la douceur, et les personnes qui mangent du sucre en grande quantité sont des personnes qui manquent de douceur, qui sont en manque d’amour et qui compensent par des douceurs. La question est donc: ‘pourquoi je ressens un manque d’amour, et donc pourquoi ne suis-je pas en mesure de m’apporter de l’amour de manière saine au lieu de me tourner vers des substances qui me font du mal’ (on entend d’ailleurs souvent ‘j’ai craqué sur telle pâtisserie’, ou ‘oh je l’ai mérité’, indiquant bien que nous savons au fond de nous que nous faisons alors quelque chose qui n’est pas ‘juste’ pour nous)? Le sucre est aussi comparé à une drogue douce, il crée une dépendance et un état d’excitation nerveuse. Donc, la question ici sera ‘pourquoi j’ai besoin de me rendre dépendant de cet amour auquel je pense ne pas avoir droit, et pourquoi je crée ce chamboulement intérieur au lieu de faire le calme et d’aller voir en moi ce qui se passe pour le guérir?’

Consommer du sucre permet ainsi d’une part de donner l’impression de combler un besoin fondamental (nous apporter douceur et réconfort) et de nous empêcher d’aller voir en nous les schémas qui créent une souffrance, pour nous en libérer. En fait, nous préférons ne pas regarder nos souffrances en face (par ex le fait d’avoir besoin de réconfort et ne pas le recevoir) car l’être humain cherche avant tout l’évitement de la souffrance, et ainsi nous entretenons nos blessures et nos schémas (par ex la croyance ‘je ne mérite pas d’être aimé’).

Changer notre alimentation peut parfois conduire à une prise de conscience, mais pas forcément. Alors que favoriser la prise de conscience amènera obligatoirement un changement de notre comportement, et notamment de notre alimentation. C’est pour cette raison que certaines personnes passent à une alimentation crue ou vivante, ou végétarienne, sans avoir cherché à comprendre pourquoi elles se nourrissaient comme elle le faisaient avant et pourquoi elles ont décidé de changer – je parle de la raison profonde comme ‘je choisis de m’aimer davantage et satisfaire mes besoins sainement’, pas d’une raison superficielle comme ‘je veux maigrir’ – finissent par revenir à une alimentation ‘normale’ parce que ce régime ne leur convenait pas et elles ont développé des troubles de santé. En réalité, elles n’ont pas travaillé à la cause profonde, qui est nécessairement énergétique, donc située au niveau spirituel, et de l’âme, mais se sont attachées au symptôme, et au corps physique, càd la réalité illusoire. Fatalement, ça crée un bug.

Bien entendu, boire moins, manger moins de sucre et moins de céréales améliorera notre santé, mais si nous le faisons par contrainte, nous ne guérissons pas les blessures de notre âme, nous n’apprenons pas notre leçon et nous ne transmutons pas nos souffrances. Il y a donc fort à parier que nous recréerons une situation qui favorisera à nouveau le malaise: autre maladie, autre problème ou autre domaine de notre vie.

Comme je le dis souvent, le plus important, ce n’est pas de changer ce que nous faisons, mais de prendre le temps de regarder ce que nous faisons et chercher à comprendre pourquoi nous le faisons. Ensuite, la solution se présentera d’elle-même.

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