Archives de catégorie : Spiritualité

Etudes, carrière, réussite…

Ces derniers jours, plusieurs personnes m’ont parlé de ce qu’on appelle des enfants à haut potentiel, ou enfants HP, qui est un sujet qui me fait grincer les dents pour diverses raisons. 

Rien que le terme en lui-même me semble agressif. Un enfant considéré HP, c’est donc un enfant chez qui on reconnait un grand potentiel, et ce potentiel il faut donc le pousser à émerger. Cela implique que l’on place énormément de pression sur ces enfants, même si on ne leur dit pas explicitement. Ils sont aussi considérés comme différents, comme supérieurs à la moyenne, ce qui encourage la compétitivité et fragilise leur sentiment d’estime personnelle. 

 

Mais notre attitude envers ces enfants HP n’est que le reflet exacerbé de notre société au sens plus large. Notre société, qui est, rappelons-le, basée sur un modèle patriarcal, pousse ces enfants à suivre des études intellectuelles de haut niveau, simplement parce qu’elle a oublié que l’intelligence a en réalité de nombreuses formes. Lorsque j’étais petite, ce terme ‘HP’ n’était pas répandu comme aujourd’hui; mes profs disaient que j’étais ‘très intelligente’, que j’avais ‘beaucoup de capacités’ et qu’il fallait me pousser pour que je puisse les développer. Pour mes profs, et mes parents, j’avais un grand potentiel de ‘réussir une belle carrière’ ou ‘d’aller très loin’. On me voyait ainsi médecin, ou avocat.

J’ai passé mon enfance enfermée dans ma chambre, à étudier. Puis j’ai suivi un cursus en latin-grec, et ensuite l’université, où je suis restée dans le domaine des langues, découragée par les piles de livres à étudier pour la médecine et le droit. Je me souviens qu’à l’époque, je détestais les cours d’histoire parce que c’était pour moi des histoires que je ne trouvais ni intéressantes ni utiles, dont il fallait retenir des dates, des noms et des lieux que je ne connaissais pas et je n’en voyais pas l’intérêt. Je n’aurais jamais imaginé, que plus tard, ce serait précisément l’histoire qui deviendrait ma grande passion – même s’il s’agit d’une histoire très différente!

Incapable de choisir une orientation, je suis partie 1 année en Angleterre, et cela a été la plus belle année de ma vie. Enfin, je me suis sentie libre, enfin je pouvais respirer, rencontrer des gens, découvrir la vraie vie… A mon retour j’ai suivi des études universitaires en langues étrangères afin de préserver ce contact avec les cultures, les échanges et les rencontres avec l’autre. Mon parcours était tracé, après mes études, j’irais travailler à la commission européenne en tant que traductrice.

Mais à la remise de mon diplôme, la commission m’a fermé la porte: la Russie ne faisait pas partie de l’Europe… Ma prof de russe, qui m’avait tant encouragée pendant ces 4 longues années d’études, m’a confirmé: tu aurais du prendre une autre langue, le russe ne te mènera nulle part… Désillusion complète… J’ai repris une année d’études en interprétariat, comprenant que la traduction me condamnait devant un ordinateur à traduire des notices d’appareils ménagers, et j’ai étudié d’autres langues européennes, italien, espagnol… Mais c’était déjà trop tard. J’avais été repérée par une grande banque américaine; peut-être qu’après tout je pouvais ‘réussir ma vie’… 

Au lieu de cela, j’ai passé 15 ans dans des banques internationales, cantonnée à du travail de bureau, devant un ordinateur. Je me suis complètement fermée dans ce travail débilitant, je multipliais les dépressions, je pleurais à chaque reprise après les vacances. Lorsque j’ai signé mon CDI, et que je me suis installée avec mon compagnon, ayant enfin acquis une stabilité et m’étant rapprochée au mieux de ce ‘succès’ qu’on attendait de moi, j’ai décidé de trouver ce que je voulais vraiment. Je n’avais pas 40 ans, mais 30;  j’ai fait ma crise en avance…  

 

A l’époque, les enfants apprenaient les traditions, l’histoire du village ou du pays à travers les récits que racontaient la grand-mère, le soir au coin du feu. L’école encourageait la réflexion, le discernement et la curiosité. Et les métiers étaient choisi en fonction des passions ou suivaient la transmission d’un art familial, qui avait donc une histoire, des valeurs. Chacun avait sa place dans la communauté, qui s’organisait naturellement autour des différents services qui étaient proposés. 

Puis sont arrivés les banquiers, qui ne se préoccupaient plus tant de la passion ou des valeurs mais dont l’objectif était de faire de l’argent. Ils ont investi dans la construction de villes, de chemins de fer, de grandes surfaces… Petit à petit, les villageois ont quitté les villages et ont abandonné les commerces familiaux ou leurs passions pour partir à la recherche d »une vie meilleure’. Les investisseurs ont ensuite soutenu la construction de grandes écoles et d’universités fondées sur des enseignements intellectuels prometteurs de grandes carrières. 

 

Actuellement, notre société est entièrement fondée sur ce modèle capitaliste dont la base est la recherche de profit et d’accroissement financier. Il y a d’un côté ceux qui font des études, et qui pourront ‘réussir dans la vie’, et de l’autre ceux qui n’en ont pas les moyens et qui ne seront jamais ‘bons à rien’.

Mais aujourd’hui ce système ne fonctionne plus. Une grande partie des personnes qui ont fait de hautes études ont été poussées par leurs parents à suivre une voie qui ne leur plaisait pas. Et aujourd’hui, la majorité d’entre eux se sentent malheureux dans un travail qui ne leur apporte pas de satisfaction, qui les enferme, qui est vide de sens, épuisant, dévalorisant et démotivant.

Vient alors ce qu’on appelle la ‘crise de la quarantaine’: lorsque nous avons terminé nos études, trouvé un partenaire, que nous avons fondé une famille, nous nous rendons compte que cette vie ne nous correspond pas, nous ne nous reconnaissons pas et à ce moment, nous en venons à nous remettre en question, à repenser à nos passions oubliées, à ce à quoi nous avons renoncé pour suivre la voie de la réussite. Beaucoup restent coincés dans cette vie par peur de ce que l’entourage pourrait dire, ou par peur de quitter une sécurité, alors que c’est cette même sécurité qui les étouffe…

Puisque les études sont axées sur un savoir intellectuel et théorique, nous apprenons des choses, souvent sans avoir le raisonnement ou sans en faire l’expérience personnelle. Nous apprenons donc qu’il y a ce qui est vrai et ce qui est faux, ce qui sera d’ailleurs sanctionné par des points notés en rouge et entourés pour que cela s’imprime bien dans notre tête. Nous apprenons à devoir savoir ce qui est vrai et ce qui est faux, sans avoir de repères sur lesquels nous baser si ce n’est les dires d’une personne d’autorité (parent, médecin, enseignant, patron…) ou des livres, càd des sources extérieures. Ainsi, lorsque nous devons faire un choix important, comme changer de carrière, quitter un partenaire qui ne nous convient plus, nous ne savons pas où chercher ‘le vrai’ càd la bonne voie à suivre et nous sommes tétanisés à l’idée de nous tromper… Nous n’arrivons plus à nous écouter, et nous restons sur place. 

 

Je pense que nous avons besoin de nous demander: est-ce vraiment ce que nous voulons continuer d’alimenter, de soutenir et de transmettre à nos enfants?

 

Je pense que les enfants HP sont des enfants hyper-sensibles, des enfants qui ont accès à des formes d’intelligence multiples: intelligence intellectuelle bien sûr, mais aussi émotionnelle, empatique, intuitive, créative… Les écoles spécialisées les regroupent avec d’autres enfants HP, ce qui accentue encore le sentiment d’être différents (il y a les HP et il y a les autres) et encourage la compétitivité puisque ces enfants sont entre eux, et soumis à cette énorme pression de l’extérieur et de l’intérieur. Ces enfants, qui ont beaucoup de sensibilité, se retrouvent ainsi fragilisés et en viennent souvent à développer beaucoup d’insécurités, et donc un besoin de plaire et de se conformer pour recevoir les encouragements et les félicitations et ainsi obtenir du réconfort. Ils courent le risque de devenir dépressifs avec l’âge, tant ils se peuvent se sentir enfermés par le modèle qui leur est imposé et qui les coupe de leur sensibilité, qui décourage leur créativité, leur besoin de relations. Ils ont besoin d’aller dans la nature, de découvrir, d’explorer, de développer leur imaginaire et de pouvoir ensuite trouver ce qui leur permettra d’exprimer et de canaliser leur sensibilité. Ces enfants n’ont pas besoin de réussir, ils ont besoin de vivre une vie qui a du sens. Ils ont d’énormes facultés, mais qui ne sont pas que intellectuelles.

 

Je pense que le temps est venu, pour tous, de redéfinir notre vision de la réussite ou du succès, de cesser de nous baser sur des critères extérieurs de réussite comme un poste en vue, un statut financier ou un prestige matériel et de revenir à d’autres critères plus profonds: nos passions, nos talents innés, y compris la créativité ou la capacité à se relier aux autres, la sensibilité. Nous avons besoin de développer de partage et non de compétitivité, de valeurs profondes et non de prestige. Les enfants HP et les personnes sensibles ont besoin d’apprendre à travers leur expérience personnelle, d’explorer leurs talents innés et créatifs. Devenir médium peut être une carrière tout aussi épanouissante et enrichissante qu’être avocat. La réussite ne s’obtient pas en se conformant à un courant de masse; la réussite vient de l’encouragement à développer nos talents innés, de la pratique, de la volonté et surtout du plaisir que nous avons à faire ce que nous faisons. 

La réussite, ce n’est pas avoir de l’argent. L’argent n’est qu’un moyen d’échange. Et si nous regardons le monde actuel, à quoi nous sert l’argent réellement? A financer la destruction d’habitats naturels, de forêts, des océans? La construction de bâtiments ou de technologies polluantes et destructrices? A acheter des vêtements de qualité médiocre fabriqués par des enfants sous payés? A consommer des aliments toxiques, qui nous drainent de notre énergie, que nous avalons vite fait entre deux réunions, que nous mangeons sans appétit devant un film inintéressant, qui nous alourdissent tellement que nous n’avons plus d’énergie pour faire ce que nous aimons? Ou pour acheter des cadavres d’animaux qui ont vécu des vies misérables d’enfermement et qui ont été abattus dans des conditions atroces?

Ne vaut-il pas mieux être musicien, artiste, cartomancien, vivre de sa passion, ne pas pouvoir déposer son instrument, ses crayons, ses cartes tant nous sommes passionnés,  manger moins mais mieux, consacrer son argent à ce qui a vraiment de la valeur? Se lever le matin en pensant déjà à ce que nous allons découvrir, vivre, tenter? Se coucher rempli de gratitude pour la journée enrichissante que nous avons passée ? Se sentir libre et satisfait? Avoir des rêves et oser croire qu’ils sont réalisables? 

Les enfants HP viennent créer une nouvelle génération qui nous montre que les valeurs sur lesquelles nous construisons nos vies sont obsolètes et même destructrices. Que l’accumulation de connaissances n’est que de l’information. Que nous avons oubliés nos passions, que nous avons oublié le partage et la solidarité. Que nous avons oublié que nous sommes avant tout ici pour vivre des expériences, càd pour oser, tenter, explorer, nous tromper et trouver d’autres manières de faire. Nous ne sommes pas ici pour nous enfermer dans un travail qui ne nous apporte aucun épanouissement ou dans des vies hyper sécurisées qui nous coupent de tout. 

Cette année est une année qui encourage l’exploration. Alors osons. Libérons nos attaches, osons redécouvrir nos passions et les suivre, même si nous ne savons pas encore vers quoi elles nous mènent. Osons l’aventure. 

Vanessa

 

Si vous êtes prêts à faire le pas: je peux vous accompagner à travers une guidance Mission de vie ou un accompagnement en plusieurs sessions. 

Accompagnement mission de vie

Blessed 2019!

Je vous souhaite à toutes et à tous une magnifique année 2019!

Cette année promet de nous emmener vers de nouvelles aventures et de montrer que nous pouvons vivre notre vie davantage en suivant notre coeur.

C’est en étant ouvert à des idées différentes et uniques que nous pourrons mettre en place des changements positifs pour nous et pour le monde avec courage et audace.

La Terre oeuvre à la fois pour son bien et pour le sien; en renforçant notre connexion à elle, nous pourrons apprendre à lui faire confiance et ainsi développer un idéal de service à la Terre Mère.

Osez rêver grand et rappellez-vous que tout voyage commence par un seul pas en avant. Cette année, beaucoup pourront découvrir des talents qu’ils ne pensaient pas avoir…

Blessed 2019!

Yule – redonner son sens à la magie de l’hiver…

YULE – SOLSTICE D’HIVER

21 décembre

Dans le passé, à l’approche de l’hiver, je souffrais de ce qu’on appelait le ‘blues de l’hiver’ ou une ‘dépression saisonnière’. Je me sentais triste, j’étais constamment fatiguée et j’avais très peu d’énergie. Et puis, il y a quelques années, j’ai découvert les anciennes traditions celtiques qui m’ont reconnectée avec la nature… Aujourd’hui, Yule est devenu un véritable moment de joie et de profonde connexion avec la nature et mes guides. 

Avec Samhain, que nous venons de célébrer le 31 octobre, nous sommes entrés dans la période sombre et froide de l’année. Yule, qui célèbre le solstice d’hiver, marque le jour le plus court et la nuit la plus longue de l’année.

A mesure que la terre se dépouille, que les jours deviennent de plus en plus courts et que l’obscurité s’installe, les anciens se demandaient ‘cela va-t-il durer toujours ?’ Mais à Yule, la lumière du soleil cesse de décroitre ; alors que le soleil s’immobilise dans le ciel pendant quelques jours, arrive ce moment où les jours commencent à s’allonger à nouveau, ramenant petit à petit la lumière.

Bien entendu, aujourd’hui nous savons qu’après l’hiver la lumière et la chaleur reviendront et que le printemps succèdera à l’hiver. Mais lorsque nous faisons l’expérience personnelle de l’obscurité, du dépouillement et du froid, lorsque des situations ou des relations meurent et que nous nous retrouvons sans plus rien, nous pouvons parfois nous demander si la joie et la lumière finiront par revenir un jour dans notre vie. Beaucoup d’entre nous avons fait l’expérience de ces périodes où nous pensons que nous ne pouvons pas tomber plus bas, et où nous nous demandons si nous allons rester dans ce trou sombre ou si un jour nous reverrons la lumière au bout du tunnel. C’est aussi cette obscurité qui est symbolisée par Yule ; le retour du soleil nous rassure que la confiance que la joie, l’abondance et la force retourneront bientôt car la Roue de l’année nous rappelle que tout dans la vie est cyclique, que rien ne dure et qu’après des temps rudes, nous renaitrons, transformés, plus forts, plus sages mais aussi plus confiants dans le processus parfait de la vie. Et lorsque la lumière finit par revenir, à Yule ou après une période particulièrement sombre ou dépouillée, célébrer le retour à la vie est alors un pure bonheur…

 

Le festival de Yule trouve son origine dans la simplicité de la nature. Comme c’est le cas pour la plupart des fêtes païennes, cette célébration été reprise et transformée par le catholicisme lors de la suppression des traditions centrées autour du féminin pour instaurer une domination patriarcale et dogmatique. Je vous emmène explorer le sens de la célébration du solstice d’hiver, de Yule, festival de la lumière, de l’espoir et du renouveau… 

 

YULE – LE RETOUR DE L’ENFANT SOLEIL

Yule, au départ célébré le 21 décembre pour marquer le solstice d’hiver, a été remplacé dans la religions chrétienne par Noël, qui célèbre le mythe de la naissance de l’enfant Jésus, un roi et sauveur, né d’une Vierge.

Dans les traditions celtiques, donc bien avant le christianisme, Yule célébrait le retour du soleil, au moment du solstice d’hiver. Chaque année, la constellation de la Vierge donne naissance au Soleil qui revient lors du Solstice d’hiver; le soleil a ainsi été représenté comme un jeune enfant. Et dans toutes les traditions, le soleil a toujours été associé à un roi. Cette histoire aux origines astrologiques de la naissance, de la mort et de la résurrection du fils de la vierge (the Sun born from the Virgo, devenu the Son born from the Virgin) a été reprise, entre autre, dans le dogme chrétien que l’on connait actuellement.

Pour nos ancêtres, le roi soleil, né de la constellation de la vierge, mourait et renaissait chaque année; et sa renaissance était célébrée lors du festival de Yule.

 

LE ROI HOUX ET LE ROI CHENE

Le solstice d’hiver est le moment où le soleil décroissant cède la place au soleil croissant. Dans les traditions celtiques, ce moment a été représenté par la lutte entre le Roi Houx et le Roi Chêne. Le Roi Houx est associé à la partie sombre de l’année, de l’été à Yule ; ensuite, il laisse la place au jeune Roi Chêne, qui est associé à la partie lumineuse de l’année, de Yule à l’été. 

Le roi Houx est un dieu mature, orné de houx; ses baies rouges symbolisent la vigueur et la force malgré le froid de l’hiver.

Ce dieu de l’hiver a ensuite donné naissance au personnage du Père Noel.

 

Et le Roi Chêne, le frère et rival du Roi Houx, est quant à lui représenté par un jeune homme portant une couronne de feuillages verts symbolisant la nature verdoyante de l’été.

Ce jeune dieu de la nature a été adopté par le catholicisme pour symboliser de manière très différente ce même Enfant roi sous les traits de Jésus.

 

LES ARBRES DE YULE

 

Les Celtes vivaient en connexion très étroite avec la nature et chaque arbre avait des propriétés spirituelles spécifiques. Le sapin était un des arbres que les Celtes associaient à Yule car le sapin est un arbre persistant, càd qu’il reste vert toute l’année et ne perd pas ses épines. Le sapin symbolisait ainsi la vie qui persiste au cœur de l’hiver, et donc la renaissance, la protection, la force et l’espoir.

Les décorations du sapin

On décorait un sapin dans le village pour assurer qu’il y ait toujours de la lumière, tout au long de l’année, et ainsi rappeler que la vie est éternelle et cyclique.

Le sapin était traditionnellement garni avec des bougies, qui représentaient la lumière du soleil, des boules pour symboliser la lune et des objets découpés en formes d’étoiles. De nos jours, même si nous n’en connaissons plus le sens, nous continuons de décorer l’arbre de Noel avec des guirlandes lumineuses, des boules et une étoile fixée au sommet du sapin… On y suspendait aussi parfois des bâtons de cannelle, une épice qui réchauffe et réconforte et des écorces d’orange, l’orange étant associée au soleil. Et on ajoutait des baies, pour les oiseaux.

Il était aussi coutume d’installer un sapin dans la maison, pour que les esprits de la nature aient un endroit chaud pour passer l’hiver. Des petites clochettes étaient suspendues pour appeler les Fées et les Esprits de la nature, et pour chasser les mauvais esprits, et de la nourriture ou des bonbons étaient accrochés dans les branches pour qu’ils aient de quoi se nourrir.

 

LE HOUX

Le houx était un autre arbre associé à Yule. Nous avons déjà vu la symbolique du Roi Houx. Les anciens décoraient aussi leur porte d’entrée et leurs fenêtres avec des branches de houx; les feuilles symbolisaient l’espoir et les baies rouges représentaient la force et la vigueur. Aussi, le houx suspendu à la porte d’entrée, avec ses feuilles sont pointues, évitait que les esprits indésirables n’entrent dans la maison.

 

LE REPAS DE YULE

Comme dans toutes les traditions, les célébrations celtiques se déroulaient aussi autour d’une table avec de la nourriture, pour symboliser et célébrer l’abondance de la Terre Mère.

Après avoir créé une ambiance festive avec des lumières et un sapin, le repas éveillait le sentiment de joie, d’abondance et d’espoir.

 

LA BUCHE DE YULE

 

Le soir de Yule, les anciens faisaient brûler une bûche, soigneusement séléctionnée car elle devait brûler pendant 12 jours, jusqu’à la nouvelle année. Cette énorme bûche était allumée en suivant un rituel : les restes de la bûche de l’année précédente servaient à allumer la nouvelle bûche. 

Aujourd’hui, la bûche de Yule, allumée dans la maison pour symboliser le feu et la chaleur du soleil qui revient, a été remplacée par une bûche de Noël qui se mange à la fin du repas…

Voici un petit poème que l’on récitait parfois à Yule:

May the log burn,
May the wheel turn,
May evil spurn,
May the Sun return

Puisse la bûche se consumer,
La roue tourner,
Le mal être repoussé,
Et le soleil retourner.

 

ECHANGE DE CADEAUX

Le festival de Yule symbolise la renaissance de l’enfant Soleil ; c’est donc un moment de joie et de célébration en famille. Déjà dans les temps anciens, il était coutume d’échanger des cadeaux. En réalité, au départ, on déposait au pied de l’arbre de Yule des cadeaux pour les dieux, pour qu’ils nous soient favorables… 

Pendant l’hiver, les anciens vivaient davantage à l’intérieur et la vie était moins active. Il était donc possible de s’adonner à des activités créatives, et de préparer des cadeaux faits mains pour les offrir à l’occasion de Yule. Les cadeaux étaient généralement appropriés pour la période : un livre, un vêtement chaud, une coupe ou une tasse, des outils, des plantes ou de la nourriture.

 

LES CELEBRATIONS DU SOLEIL  DANS LE MONDE

D’autres coutumes similaires à la célébration de Yule se retrouvent dans le monde.

Cette fête existaient aussi dans les pays nordiques, où on célébrait le festival de Jul en décorant un arbre et en allumant une bûche.

Plus tard, les Romains ont célébré les Saturnales, une très grande fête qui durait du 17 au 24 décembre, en l’honneur du dieu Saturne. Le 25 décembre était le jour de la ‘naissance du soleil invaincu’ qui donnait lieu à des sacrifices, des cadeaux et des festivités. 

Dans l’ancienne Egypte, le dieu soleil Ra était célébré en signe de remerciement pour la fertilité de la terre et des récoltes.  

 

NOEL

Bien que nous célébrons Noël le 25 décembre, il n’est nulle part fait mention d’une date pour la naissance du Christ. C’est autour du 3èmesiècle, alors que les nouvelles célébrations chrétiennes se heurtaient encore aux anciennes coutumes que l’Eglise a décidé de fixer la date de la naissance du Christ au 6 janvier.

Un peu plus tard, la date a été changée au 25 décembre, pour coïncider avec le jour de la naissance du soleil invaincu des Saturnales. Mais encore au 4èmesiècle, les anciennes coutumes coexistaient avec la nouvelle fête de Noël. Il faudra attendre le 8èmesiècle pour que Noël devienne une fête officielle et ne finisse par remplacer et faire disparaitre les anciennes traditions.

 

L’esprit de Yule 

Avant tout, Yule célèbre le retour de la lumière, du soleil, de la chaleur et symboliquement de l’espoir dans les temps d’obscurité. Ce festival est un temps de célébration avec nos proches et d’exploration de soi et de la spiritualité.

Et la roue tourne…  

Je vous souhaite une magnifique célébration de Yule ❄️

 

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Entrer dans la nouvelle réalité

Petits, nous sommes comme le magicien dans le tarot, nous vivons dans un monde d’infinies possibilités, nous pensons que rien n’est impossible et avec nos outils, la terre, l’air, l’eau et le feu, avec notre imagination fertile et notre enthousiasme mêlé d’innocence, nous envisageons le monde que nous voulons créer où la réalité se mêle à la fiction, où ce qui est côtoie ce qui pourrait être. 

Puis nous faisons nos expériences, nous sommes confrontés à des déceptions, certains de nos espoirs s’effondrent, et notre entourage décourage sans s’en rendre compte notre ardeur en tentant de nous réconforter avec des ‘il faut être réaliste, tu sais’… Petit à petit, des schémas se créent, des schémas de pensées et de croyances qui nous limitent mais nous permettent de rester ‘dans la réalité’, de nous donner le sentiment de faire partie d’une communauté, de nous reconnaitre dans l’expérience des autres et des schémas émotionnels, de doute, de découragement et de désillusionnement. Nous abandonnons notre imagination intarissable au profit d’une réalité de plus en plus figée, intellectualisée, rationalisée et confinée à ce qui est ‘vrai’, ce qui est ‘possible’, ce qui est explicable et compréhensible. 

Alors, nous réprimons nos rêves car nous pensons, et acceptons, qu’ils ne sont pas réalisables, nous perdons notre élan, nous nous refermons, nous devenons fatigués et apathiques et nous apprenons des méthodes pour composer avec ce quotidien qui nous pèse: une mauvaise alimentation, des pensées automatiques ‘tu vas bien? Oui, ça va, et toi?’ où nous avons oublié la puissance créatrice de nos paroles, et nous n’osons plus agir pour réaliser nos rêves, que nous envisageons comme des rêves d’enfant et des fantaisies. Toute l’énergie que nous ne mettons pas à créer, nous la canalisons dans nos pensées, nous ressassons, nous revivons le passé, nous anticipons un avenir et quelque part, nous nous sentons terriblement seuls dans cette réalité qui ne nous convient pas mais face à laquelle nous nous sommes convaincus que nous sommes impuissants. 

Pourtant, même si nous nous enlisons dans les limitations que nous avons  nous-mêmes créées parce que nous les avons acceptées, les cycles de la vie continuent leur chemin, nous amenant toujours vers le changement et l’expansion. La vie, dans sa sagesse et ses mystères, nous présente des opportunités de changement, de guérison, de conscientisation et de réveil à la seule vérité: notre nature divine, infinie, illimitée et intemporelle. La vie se déroule sous forme de cycles pour que nous puissions vivre des situations similaires à d’autres déjà expérimentées, qui viennent faire écho à des émotions ou croyances du passé qui nous maintiennent coincés dans des schémas limitants, pour que nous les remettions en question et que nous les libérions pour retrouver notre liberté. La colère, la culpabilité, la honte ou la peur, sont des échos d’expériences de notre passé qui génèrent un poids énergétique, qui nous drainent, nous retiennent d’avancer vers des expériences différentes. La nature cyclique de la vie vient réveiller les charges énergétiques attachées à nos souvenirs du passé, que nous avons enfouis mais qui continuent d’influencer notre perception et nos comportements, pour nous donner l’opportunité de les exprimer et ainsi de les libérer et de nous libérer de la prison dans laquelle elles nous enferment. Chaque pleine lune enclenche un cycle qui nous donne la possibilité de faire émerger des blessures, traumas, peurs et perceptions coincées dans notre inconscient et qui nous empêchent de percevoir notre nature divine dans sa toute puissance créatrice. Les révélations et compréhensions intuitives associées aux pleines lunes permettent un processus naturel de nettoyage et de libération. 

 

PLEINE LUNE EN GEMEAUX: Le divin et l’ego

La pleine lune en gémeaux de ce jeudi apporte beaucoup d’énergie au niveau de nos pensées. Le gémeaux représente la dualité entre notre partie divine et notre ego, entre notre potentiel infini et la perception que nous avons de qui nous sommes, de qui nous avons été, de qui nous devrions être ou de qui nous pourrions être. C’est une opportunité de prendre conscience que ce que nous avons toujours pensé être n’est en réalité pas nous, que nos pensées ne sont pas nous, que nos émotions ne sont pas nous. C’est la première étape qui nous permet de faire la distinction entre nous en tant qu’être divin illimité et la perception que nous avons de nous en tant qu’être physique limité. Cela n’a aucun sens de vouloir combattre notre ego ou de le blâmer pour nos expériences douloureuses; c’est en restaurant plus d’harmonie par le détachement par rapport à notre ego et la perception que nous avons créée de nous-même et la connexion à notre nature divine que nous pourrons être, en paix, et nous relier à notre potentiel et notre pouvoir. 

En comprenant que nos émotions et nos pensées ne nous définissent pas, nous pouvons leur permettre d’être, d’émerger à la surface de notre conscience, et d’être libérées et dissipées. Nous leur permettons d’être sans plus nous influencer ou nous conditionner, sans plus les nourrir de notre énergie. Nous apprenons le détachement, nous revenons à une réalité plus profonde, à une nature plus intérieure qui existe tranquillement et que nous pouvons percevoir lorsque nous calmons l’agitation incessante des voix et des remous émotionnels qui nous habitent. 

En libérant ces anciennes voix et ces anciens attachements émotionnels, nous pourrons nous libérer de la réalité insatisfaisante et limitante que ces vibrations basses ont générées et nous ouvrir à de nouvelles possibilités, à d’autres expériences sur une autre fréquence. Faire la paix avec notre passé est un énorme aspect de notre incarnation et du processus de croissance spirituelle. 2018 a apporté des énergies particulièrement puissantes pour nous aider à puiser profondément en nous pour y retrouver des vibrations, émotions, croyances et perceptions qui créent beaucoup de blocages et nous maintiennent dans une fréquence limitée. Ce puissant processus de nettoyage vise à progressivement nous permettre de mieux percevoir la réalité de qui nous sommes: des êtres divins, interconnectés, en continuelle expansion vers le retour à la pleine conscience de notre nature infinie et intemporelle…

L’énorme nettoyage énergétique qui s’est opéré au fil de cette année va nous permettre de nous détacher du passé, pour vivre davantage dans l’instant présent et dans la conscience de notre nature profonde et de notre pouvoir de co-créateurs de notre réalité. 

Puiser dans les énergies de la pleine lune

Cette pleine lune nous appelle à faire une pause pour calmer l’agitation mentale et émotionnelle et nous reconnecter à notre nature profonde. Plusieurs méthodes peuvent être bénéfiques: méditer, faire du yoga, marcher dans la nature. L’important est d’observer nos pensées et nos émotions pour percevoir qu’elles ne sont pas nous.

Ensuite, créer un mode de vie basé sur des vibrations plus élevées nous aidera à rester connectés aux possibilités encore invisibles des potentiels; par exemple cultiver la gratitude… Cultiver la gratitude, c’est éprouver de la joie pour ce qui est, là maintenant. Peu importent nos circonstances de vie, il y a toujours des raisons de nous sentir reconnaissants; nous nous laissons simplement tellement enliser dans notre perception limitée et nous ne voyons plus la beauté qui nous entoure et la magie de la vie. 

Bonne pleine lune à tous!

Vanessa

Vénus rétrograde touche à sa fin

Vénus rétrograde, c’est presque fini…
 
Nous avons encore 2 jours pour terminer de revoir nos relations, nos valeurs, ce qui compte réellement pour nous, ce dans quoi nous voulons investir notre temps, notre énergie, nos ressources…
 
Vénus en scorpion pour une profonde guérison
De nombreuses situations et expériences peuvent nous blesser, nous rendre craintifs, nous pousser à nous refermer, à nous endurcir, à nous cramponner à ce qui nous procure un sentiment d’être en sécurité: solitude, fermeture; des certitudes, des comportements habituels un peu figés, un masque, un enfermement dans les responsabilités et les obligations.
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Et petit à petit, la notion de plaisir et de beauté disparait de notre vie… Nous ne voyons plus que le manque, la dureté de la vie, nous pouvons devenir amers ou sarcastiques, notre vie s’appauvrit, notre vision du monde s’endurcit… Nous voulons contrôler ce qui nous arrive, nous nous rebellons contre ce qui est, nous condamnons, et nous ne percevons plus la perfection de la vie. Nous avons coupé le flux naturel; nos émotions ne s’écoulent plus librement mais deviennent des eaux qui stagnent et notre vie devient un combat de tous les jours. 
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Alors, pour nous aider à sortir de ces situations enfermantes qui créent de la stagnation ou des schémas répétitifs, la vie, dans toute sa sagesse, prévoit des passages ‘rétrogrades’, pour nous apporter l’occasion de revenir en arrière, de revoir les choses autrement, de corriger des comportements ou points de vue, de guérir des parties en souffrance.
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Vénus, la déesse de l’amour, nous encourage à panser nos blessures, à retrouver le goût du plaisir, redécouvrir la beauté de la vie, réévaluer nos relations, revoir ce dans quoi nous nous investissons, ce dans quoi nous plaçons notre argent. En retrouvant l’harmonie et la beauté en nous, nous créerons aussi de l’harmonie et de la beauté autour de nous. 
 
Cette phase intense de bilan et de guérison se terminera dans 2 jours, le 16 novembre, et ne nous sera représentée que dans 18 mois…
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Vénus, la belle déesse, nous inspire, elle éveille notre sens de la beauté, de la douceur; elle incarne aussi la beauté physique, l’attirance, l’amour et la sexualité. Dans notre société où la femme a été objetisée, dévalorisée, où elle est perçue avant tout comme une amante et une mère, devant séduire puis se dévouer à sa famille, à ses enfants, beaucoup ont tendance à se sacrifier, sacrifier leurs besoins et le plaisir. Cette période est importante pour récupérer des facettes oubliées ou refoulées de la femme et notamment l’aspect plaisir.
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Savez-vous vous faire plaisir?
Vous  permettez-vous de vous faire plaisir? 
Pensez-vous que la beauté soit superficielle? 
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Vénus, Déesse de la beauté
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Invoquez Vénus pour vous reconnecter à la beauté de votre corps physique, au désir, au plaisir (pas uniquement sexuel, mais aussi charnel  et sensuel et le plaisir des sens), pour apprendre à aimer, à vous aimer et à aimer la vie, à voir la beauté même dans des circonstances difficiles, ou à faire émerger la beauté à partir de l’intérieur de vous-même.
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Travaillez avec Vénus pour développer votre créativité, votre sensibilité, votre intuition, votre fertilité, votre abondance naturelle et percevoir la beauté et l’abondance dans votre vie.  
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Vénus et la douceur de la terre
Pour moi, la Déesse, c’est avant tout Gaia, Pacha Mamma, la Terre Mère… Cette saison de Vénus rétrograde m’a permis de retrouver la douceur et l’abondance de la terre; j’ai appris à me laisser materner dans les moments éprouvants en puisant dans toutes les ressources que la terre met à notre disposition. J’ai passé une grande partie de temps à ranger et nettoyer ma cuisine, à laisser aller ce qui ne correspond plus à mon mode de vie (des ustensiles, des aliments,…), à renforcer les bases de mon alimentation; j’ai aussi réexploré les plantes, les herbes, les huiles essentielles; j’ai réorganisé mon stock de tisanes et de plantes et hier j’ai enfin investi dans un blender de qualité – le mien a justement rendu l’âme… 
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Se faire le plaisir d’acheter quelque chose qu’on souhaite depuis très longtemps, se le faire emballer, et le matin, déballer les cadeaux :-p
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Bonne fin de saison Vénus rétrograde! 
Vanessa

Laisser mourir pour avancer

Bonjour à tous,

Cette année nous pousse à une puissante transformation afin de revenir à une plus grande authenticité, ancrer le divin dans le monde physique et laisser notre lumière briller tel un phare qui éclaire dans la nuit.

Comme le serpent qui laisse aller son ancienne peau, je ressens le besoin de me recentrer en équilibrant davantage les temps de partages, mon travail et du temps pour moi, en laissant aller ce qui ne me nourrit plus, pour  mieux me retrouver. J’ai été poussée à lâcher des activités, des manières d’être et de faire qui aujourd’hui ne correspondent plus à qui je suis et qui ne servent plus mon chemin: les guidances mensuelles, l’activité que j’avais mise en place, certains thèmes et certaines approches.

Depuis septembre, je propose des guidances intuitives en vidéo, où je partage mes ressentis du mois et les influences de la Roue de l’année. La vidéo de novembre se trouve en fin de cet article. Je souhaite continuer de proposer un travail de qualité et pour me soutenir, j’ai aussi indiqué un lien où vous pouvez faire un don.

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A travers les différents cycles que nous traversons, la vie nous propose des opportunités de prendre conscience de vérités profondes afin de mieux comprendre la manière dont nous créons nos expériences. Le voile entre les mondes est fin en ce moment, et nous avons la possibilité d’acquérir une vision plus claire de qui nous sommes et de ce que nous vivons, afin d’apporter une guérison, libérer ce qui ne sert plus et avancer avec une nouvelle conscience. 

Nous offrir un temps sacré d’introspection nous est demandé pour nous défaire de comportements auto-destructeurs qui sont maintenant exposés dans notre vie, à travers des circonstances ou des difficultés relationnelles. La lanterne de l’hermite nous encourage à faire un voyage intérieur pour jeter une nouvelle lumière sur la manière dont nos comportements ont influencé nos expériences passées et mieux percevoir notre responsabilité dans la création de notre vie. En intégrant des aspects de nous-mêmes que nous préférons cacher, refouler ou projeter sur les autres, notre vision de qui nous sommes pourra être élargie, enclenchant un changement grâce auquel de nouvelles opportunités pourront se présenter à nous. 

C’est en prenant du temps dans notre espace sacré, devant notre autel, avec les divinités qui nous accompagnent et surtout dans la connexion à la sagesse de notre âme que nos pensées et émotions génératrices de négativité pourront être présentées à notre conscience pour que nous puissions ensuite travailler activement à modifier les schémas qui génèrent de la dévalorisation, un manque d’estime, la non acceptation de soi, qui nous assujettissent, (tant dans nos relations que dans notre manière de nous exprimer ou notre sexualité).  

Beaucoup peuvent expérimenter de la dépression; ce processus qui nous plonge dans les recoins sombres de notre être nous amène à confronter un aspect de nous qui est devenu obsolète, parce que nous avons grandi, et à libérer des manières d’être et des comportements qui ne nous servent plus ou ne sont plus en alignement avec qui nous sommes devenus. L’énergie de Samhain, de la mort, est encore bien présente tout au long de ce mois…

En passant de l’autre côté du voile, il nous faut trouver le courage d’examiner nos comportements et nos mécanismes intérieurs, prendre conscience de leur impact destructeur sur nos expériences et ensuite refuser de nous raccrocher à nos mécanismes habituels: bloquer nos ressentis, projeter nos ombres sur les personnes qui nous entourent, refuser de reconnaitre certains aspects de nous-mêmes, blâmer les autres pour nos difficultés et nous enliser dans la victimisation. 

Les difficultés auxquelles nous pouvons être confrontés actuellement sont le reflet de plaies profondes qui sont exposées dans notre vie. S’offrir le cadeau d’une guérison en nous apportant de la compassion permettra de récupérer des parties de notre âme que nous avons oubliées ou rejetées parce que nous ne les acceptons pas ou que nous les jugeons inacceptables… Cette période où le passé et le futur sont accessibles avec une plus grande clarté offre une opportunité de mieux nous connaitre et d’apprendre à accepter les différents aspects qui constituent notre être, de libérer les mécanismes de survie qui créent un manque d’authenticité et de poser des limites plus saines pour éloigner des relations ou situations qui tendent à changer notre nature véritable. 

Je vous souhaite un bon mois de novembre !

Guidance intuitive pour le mois de novembre:

https://vimeo.com/user65376285/vod_pages

Faire un don pour soutenir mon travail:

https://www.paypal.me/VanessaVaia

Avec mon soutient pour accompagner votre cheminement,

Vanessa

Samhain et le nettoyage sacré

Samhain, le festival des morts et le nouvel an des sorcières, est probablement le festival le plus important en magie. Les anciens avaient beaucoup de révérence pour l’obscurité et pour la mort; le noir symbolise à la fois le vide et l’infini des possibles; et la mort était et est toujours effrayante, elle nous rappelle notre propre mort à venir, et c’est probablement dans la mort que nous pouvons nous sentir pleinement vivants. Ainsi, Samhain est à la fois le jour des morts et la veille du nouvel an… 

Dans les traditions païennes, les festivals se préparaient à l’avance, souvent pendant plusieurs jours. Il fallait organiser, préparer, rassembler… mais aussi faire du nettoyage. De nos jours, lorsqu’on parle de nettoyage en magie, on pense à la purification, on pense à passer nos cartes, nos cristaux, notre maison éventuellement à la sauge. Mais pour moi, c’est l’étape finale. Le nettoyage, c’est bien plus que cela, et cela passe par la tâche la plus triviale qui soit: nettoyer la maison, càd dépoussiérer, ranger, trier et nettoyer à l’eau. Ca ne vous semble peut-être pas très magique, mais c’est pour moi l’acte magique le plus puissant qui soit.

Faire de la magie ou réaliser un rituel, c’est transformer et créer; et cela ne vous viendrait certainement pas à l’idée de construire une nouvelle maison sur les ruines d’une ancienne. Pratiquer un acte magique permet d’élargir notre champ de possibilités et ainsi d’attirer des opportunités auxquelles nous ne serions pas ouverts sans ce processus transformatif. Et pour élarigir les possibilités, il faut d’abord faire place neuve…

 

Pourquoi le nettoyage est un acte magique? 

Nous avons tous un endroit où nous mettons ce qui ne sert pas, ce qui pourrait servir un jour, ce dont nous ne savons pas quoi faire mais que nous voulons garder. Et puis, un jour, cet endroit que nous avons rempli de tout un tas de choses nous irrite au point que nous ne voulons même plus y toucher ou y mettre les pieds. Et alors, nous trouvons d’autres endroits pour y stocker des choses que nous n’utilisons pas vraiment, que nous voulons garder mais qui nous encombrent. Une commode commence à se remplir, puis des tiroirs, puis des armoires, l’arrière des portes, le dessous de lit, le garage, le grenier, la voiture, le jardin…

Et puis un jour, nous nous rendons compte que dès le matin, nous sommes fatigués, que dès que nous entrons dans une pièce, nous n’avons qu’une envie, c’est d’en sortir. C’est parce que toutes ces choses que nous accumulons nous pèsent. Et ce n’est pas une métaphore; elles pèsent véritablement sur notre conscience, elles drainent notre énergie, elles nous empêchent de nous sentir libres et légers, elles nous retiennent dans le passé et les souvenirs, qui sont parfois agréables mais qui sont souvent des souvenirs que nous préférerions oublier ou qui ne résonnent pas avec la vie que nous désirons. 

Et ainsi, toutes ces choses qui sont là mais ne nous servent pas bloquent la circulation de l’énergie et donc bloquent l’entrée dans notre vie de nouvelles possibilités car tout l’espace est déjà occupé, dans notre maison et dans notre conscience et nos pensées.

 

Imaginons que vous souhaitez rencontrer quelqu’un, et vous mettez en place un rituel. Si vous pratiquez la magie, vous pouvez réaliser un ‘vrai’ rituel, mais nous pratiquons des rituels dans la vie de tous les jours comme répéter des affirmations, visualiser un couple idéal ou autre chose. Mais vous avez toujours dans le tiroir de votre table de chevet une photo de votre ex, ou un cadeau qu’il ou elle vous a offert. Ou bien vous voulez changer de travail mais vous restez dans les mêmes routines, tous les jours voyez les mêmes dossiers que vous devez trier ou travailler et dont vous ne voyez pas la fin. 

 

La matière comme reflet de nos schémas 

La matière est immuable; elle correspond aux pentacles dans le tarot. Elle est fixe, solide et stagnante. Vous pouvez faire toutes les visualisations que  vous voulez, votre chaise restera toujours une chaise… Et toute la matière, tous les objets qui vous entourent sont, pour votre inconscient, des ‘preuves’ de la stabilité de votre vie et des rappels que votre vie ne peut pas changer. Ainsi, lorsque vous placez une intention, de faire une rencontre, de trouver un job, d’acheter une nouvelle voiture, il faut que votre intention, çàd votre pensée, se confronte à tout le poids de la matière ancrée dans votre vie. C’est en partie pour cette raison que les affirmations ne fonctionnent pas; parce que tout ce qui nous entoure au quotidien nous ancre dans d’anciens schémas et nous retient. Notre maison est le reflet de notre inconscient; tout ce qui nous entoure, les meubles, les objets, les livres, les vêtements, sont des schémas qui correspondent à des intentions passées. Certains de ces schémas sont encore valides pour nous mais la plupart sont désuets. Si nous nous arrêtons pour réfléchir à notre vie nos pensons généralement: si c’était à refaire, je n’achèterais pas tel canapé, ou telle armoire, ou telle tenue… Parce que la matière est fixe et immuable, mais nous continuons à évoluer, notre énergie change de vibration à mesure que nous avançons. 

La conscience de pauvreté

En outre, la magie est tout l’inverse de la conscience de pauvreté. Peut-être avez-vous déjà entendu parler de cette notion. La conscience de pauvreté est différente de la pauvreté elle-même. Avoir une conscience de pauvreté, c’est entretenir des croyances que nous sommes pauvres, que nous ne sommes pas assez bien, ou des ressentis de honte ou d’infériorité. Et comme la magie, c’est s’ouvrir à de nouvelles opportunités qui nous aideront à réaliser nos rêves, si nous nous sentons minables, ce que nous allons manifester restera dans cette vibration.

La conscience de pauvreté commence généralement simplement; nous nous disons que nous n’avons pas beaucoup d’argent, et donc nous achetons des choses ‘pas chères’, dans les grandes surfaces, les grands magasins, les chaines, là où la qualité est moyenne et les prix bas. Le plus souvent, nous arrivons à nous donner une bonne apparence au travail, en famille, avec les amis, mais dans notre intimité, c’est différent. Puisque nous n’avons pas investi dans de la valeur, rapidement, cela se manifeste dans notre vie: un appareil ménager bon marché qui fonctionne moins bien, de la vaisselle qui s’ébrèche, un canapé qui se déchire ou se tache, nous accumulons  puis nous nous retrouvons encombrés, nous laissons les choses trainer, elles prennent la poussière… Nous pensons qu’en achetant pas cher, nous pourrons facilement remplacer, mais puisque ce dont nous nous entourons n’a pas vraiment de valeur, nous n’en prenons pas vraiment soin, et nous ne remarquons pas vraiment leur détérioration.

Pourtant, toutes ces choses abimées, tachées, qui ne fonctionnent plus, que nous devons réparer ou jeter mais que nous gardons pour le moment de côté nous pèsent, nous rappellent notre peu de valeur. Ces choses qui nous entourent nous font nous sentir pauvres, mais nous nous disons que c’est ainsi et nous finissons pas l’accepter. Nous manquons d’estime, nous pouvons avoir honte que quelqu’un vienne chez nous. Et cela se reflète dans notre travail où nous sommes peu ou mal considéré, dans nos relations où nous pensons avoir fait de belles rencontres et puis nous nous faisons manipuler et au final nous vivons de la souffrance, de l’humiliation, de l’abandon et nous nous lamentons sur notre sort. Et lorsque nous rentrons, notre quotidien nous rappelle la pauvreté de notre vie. Nous nous sentons constamment fatigués, tout nous pèse et nous sombrons dans l’apathie et le découragement. 

La conscience de pauvreté n’a rien à voir avec la pauvreté elle-même; une personne riche peut se sentir pauvre; vous pouvez acheter un vêtement de qualité ou de marque mais vous allez le tacher ou l’abimer très rapidement, vous vous accrochez au matériel pour vous donner une certaine image et vous vivrez dans la peur de perdre ce que vous avez… 

Et si vous avez une conscience de pauvreté, qui se manifeste dans votre vie par un manque d’estime de vous, un sentiment de dévalorisation personnelle, l’impression de ne pas être assez bien, et si ce qui vous entoure dans votre quotidien vous rappelle cette conscience que vous portez, si votre tasse du matin est ébréchée, si un vase est fendu, si votre évier de cuisine est taché par la saleté, etc. vous ne croirez pas que tout est possible. Même si consciemment vous ne remarquez plus toutes ces choses abimées ou ternies qui vous entourent, votre inconscient le perçoit et l’utilise pour vous titiller en vous rappelant constamment votre peu de valeur. La boucle se boucle et vous tournez en rond… 

Puisque la magie, c’est créer de nouvelles possibilités, créer des conditions, à travers un rituel, càd une intention appuyée par un acte magique, pour manifester quelque chose que vous voulez, pour que le rituel fonctionne, pour que vous puissiez vraiment attirer de nouvelles opportunités dans votre vie, il vous faut d’abord vous débarrasser des anciens schémas qui alimentent la stagnation, la croyance que vous ne méritez pas, que le changement n’est pas possible, que vous avez toujours connu telle situation (une personne qui vous trompe, un travail dévalorisant, etc.) et donc cela ne changera pas… 

 

Les festivals, portails de changement

Les festivals de la roue de l’année, sont des moments idéaux pour faire du nettoyage, parce que ce sont des moments entre deux. L’équinoxe du printemps est un moment où nous ne sommes plus en hiver mais pas encore tout à fait au printemps, c’est un point de bascule, un espèce d’espace suspendu, donc un moment où le changement est possible. Et Samhain est probablement le festival par excellence pour faire ce nettoyage, puisque Samhain est un moment pour honorer ce qui est mort dans notre vie, ce qui ne nous sert plus, ce dont nous n’avons plus besoin, ce dont nous ne voulons plus, pour pouvoir attirer de nouvelles expériences ensuite.

Cela fait des mois que je range, je trie, je nettoie, je jette, je désencombre. On me demande souvent si je vais déménager, mais en réalité, je prépare simplement le changement, et inconsciemment j’ai préparé ce moment de Samhain, où enfin, l’énergie dans ma maison circule de manière fluide et où l’énergie correspond à ce qui me convient et ce que je souhaite attirer à moi. Et lorsque l’énergie circule, tout devient possible car elle suit le cours des cycles et donc, à Samhain, ce qui est mort va pouvoir se dissoudre pour ouvrir la voie à une renaissance. Nettoyer, ranger, trier, c’est honorer la matière et se connecter à la puissance du changement directement dans l’instant. Et généralement, lorsque je fais du gros nettoyage, notamment à l’occasion des festivals, j’ai mon journal à portée de mains car j’ai toujours tout un tas d’idées, de compréhension ou d’intuitions qui me viennent… 

Rituel

Et donc pour Samhain, je vous propose un rituel d’une puissance sans pareille. Si vous souhaitez attirer du changement dans votre vie, du vrai changement, profitez de ce festival pour faire un profond nettoyage dans votre maison. Pas uniquement dépoussiérer et laver le sol, mais nettoyer votre maison avec la conscience de vous débarrasser des anciens schémas qui bloquent l’entrée dans votre vie de ce que vous désirez.

Faites le tour de votre maison ou de votre appartement, voyez ce qui vous pèse, ce qui vous donne l’impression de vous sentir lourd ou vidé, épuisé, ouvrez les placards et les armoires, voyez ceux qui sont sales, encombrés. Si vous ne pouvez pas déplacer un objet librement, sans devoir jouer un jeu de dominos, c’est qu’il est temps de faire du nettoyage pour permettre une circulation de l’énergie. Faites l’inventaire de tout ce dont vous ne voulez plus, tout ce qui bloque l’arrivée dans votre vie de ce que vous souhaitez vraiment, un travail, une relation, un style de vie, un sentiment de sérénité intérieure, et ensuite nettoyez votre maison en conscience, étape par étape en honorant ce qui est terminé, ce qui vous a servi mais aujourd’hui n’a plus sa place dans votre vie. Donnez, recyclez, jetez et faites de la place pour qu’au printemps, vous puissiez accueillir la nouveauté, du vrai changement pour manifester vos rêves. 

Bon festival de Samhain! 

Pleine lune en taureau

Ce mercredi 24 octobre, nous avons une pleine lune en taureau.

Le taureau aime stabiliser, ancrer, accumuler, consolider; ce signe de terre n’apprécie pas trop les changements. Pourtant, cette pleine lune vient apporter des perturbations, voire des changements surprenants, à l’intérieur ou autour de nous. 

Avec la pleine lune en taureau, ce que nous valorisons, ce qui est cher, ce que nous avons travaillé à consolider et à faire fructifier, est soumis à du changement. Ces perturbations viennent déstabiliser ce qui nous retient, pour aller vers davantage de liberté, de joie et de plaisir – même si nous ne le ressentons pas sur le moment.

La pleine lune vient révéler les choses et apporter plus de clarté. Cette pleine lune en taureau peut donc apporter de la clarté sur une situation, une personne, nous-même en montrant ce qui est plutôt que ce que nous pensions ou sentions/ressentions. 

Cette période, avec la pleine lune en taureau, Vénus en scorpion, Mercure en scorpion et l’approche de Samhain, nous pousse à regarder certaines choses et situations et descendre dans nos profondeurs pour révéler qui nous sommes réellement: révéler des schémas mentaux que nous entretenons, des émotions que nous réprimons et qui affectent nos relations et nos expériences, ce que nous attirons, ce que nous recevons; et ce processus peut être déplaisant. Mercure et Vénus en scorpion nous amènent à révéler nos pensées et nos émotions profondes pour pouvoir ensuite les changer et petit à petit changer nos expériences. 

La pleine lune et les énergies en scorpion créent un cycle de mort et de renaissance pour mieux révéler ce que nous voulons réellement, ce que nous percevons réellement et vivre moins dans une satisfaction superficielle. Les énergies du moment sont transformatrices; cela signifie qu’elles amènent une désintégration de certaines situations, relations ou modes de vie, ce qui peut être excitant ou créer beaucoup d’anxiété. C’est notre sentiment de sécurité qui est touché, ce qui nous permettait de nous sentir confortables, et les énergies actuelles nous montrent que ce sont en réalité des schémas, ce n’est pas la réalité, et la réalité nous apparaitra plus clairement et plus largement dans les prochains jours et semaines. Et la pleine lune d’aujourd’hui vient créer des perturbations, pour nous pousser à créer un sentiment de sécurité intérieure à un niveau plus profond, en nous rapprochant de la vérité de qui nous sommes et de ce que nous vivons.

Quelques questions que cette pleine lune viendra activer: 

  • au final, qu’est-ce qui est important pour nous?
  • avons-nous des relations authentiques et stables?
  • valorisons-nous notre argent ou dépensons-nous beaucoup d’argent pour des choses de peu de valeur? 
  • notre communication nous permet-elle de créer des relations profondes, de construire notre vie de manière solide? 
  • que valorisons-nous, qu’est-ce qui est important pour nous; ces choses et relations nous soutiennent-elles ou nous freinent-elles? 

Je vous souhaite une belle pleine lune en taureau!

Vanessa

 

J’ai créé un document pour vous accompagner pendant la pleine lune en taureau:

E-zine

Message du jour – 23 octobre 2018

Message du jour 

Love your inner goddess oracle – Amalthea

Amalthéa, comme Vénus, parle d’amour, de beauté, d’acceptation de soi.

Vénus en scorpion est une opportunité de revenir sur une ou plusieurs relations douloureuses pour libérer une profonde souffrance sentimentale (mais pas que), qui peut être affective ou sexuelle. Pour cela, nous pouvons rencontrer une personne séduisante, qui vient généralement réactiver une blessure profonde (honte, culpabilité, sentiment de ne pas mériter l’amour) afin de comprendre l’importance de guérir cette blessure pour clore ce schéma de relations douloureuses.
Parfois une personne de notre passé, ou un/e ex, revient dans notre vie, réellement ou en souvenir, pour nous aider à mieux comprendre cette relation ou l’illusion qui a créé notre souffrance et ainsi la libérer.

En laissant aller la honte, la souffrance et les anciens schémas, nous renforçons notre estime; nous développons une confiance plus teintée de discernement.

Nos expériences ne nous définissent pas; rien ne peut diminuer notre capacité à aimer ou notre droit à être aimé. Nous seuls avons ce pouvoir de nous l’enlever…

#Pureheart #Wildsoul 

Facebook: La Reine de pentacles 

Une autre vision de la dépression

La grande majorité d’entre nous vivons, au moins à un moment de notre vie, des moments sombres.

Nous vivons ces moments de manière différente : à travers la perte d’un emploi, un divorce ou une rupture majeure, la perte d’un être cher ou l’effondrement d’un projet dans lequel nous avions investi tout notre être… Parfois il s’agit d’une succession d’évènements qui s’enchainent comme une spirale qui nous emporte dans un trou qui peut nous sembler de plus en plus profond, de plus en plus noir, comme si notre chute n’allait jamais s’arrêter…

J’ai connu des expériences récurrentes de dépression dans ma vie et 2018 a été pour moi une autre période sombre, de profonde souffrance, de profonde solitude … Ce sujet me touche donc beaucoup. 

 

La dépression est un processus intense qui mène à une mort ; il n’est pas toujours nécessaire de passer par une mort physique pour en faire l’expérience, tout aussi vive et intense. C’est la mort d’une partie de nous, d’un mode de fonctionnement qui nous enferme et qui a besoin de voler en éclats afin de révéler notre lumière intérieure et permettre une nouvelle expansion. La dépression est associée à une chute, à la sensation de tomber dans un trou sans fond, parce que c’est un processus qui nous oblige à lâcher le contrôle que notre ego a mis en place et auquel il s’accroche, convaincu de son pouvoir à diriger la vie. Lorsque nous tombons ainsi, tous nos repères s’effondrent, la réalité telle que nous la connaissions se dissout devant nos yeux, nous confrontant à la désintégration, au vide, à l’impuissance et activant des émotions aigues d’anxiété, d’angoisse, de doute, et de panique. Nous nous sentons incompris, abandonnés, laissés de côté et surtout très seuls face à notre désespoir.

Généralement, ces épreuves que nous traversons nous amènent à découvrir la spiritualité. Puisque tout ce qui donnait du sens à notre vie s’est liquéfié, puisque personne ne semble pouvoir même comprendre notre désarroi, nous cherchons ailleurs un réconfort, un sens et une raison de continuer. C’est dans ces moments que nous pouvons rencontrer un archétype : un ange, Marie, Gaia… une énergie d’abord impalpable mais qui devient peu à peu de plus en plus tangible et présente. Ces archétypes, semblables à l’étoile dans le tarot, ramènent un peu d’espoir dans notre vie en nous aidant à percevoir une lumière dans l’obscurité qui nous entoure et nous oppresse.

Alors, progressivement, nous revenons à la vie, nous respirons à nouveau et nous nous sentons accompagnés et soutenus. Nous découvrons un nouvel intérêt pour cette voie spirituelle que nous commençons à explorer. La lumière au bout du tunnel semble se rapprocher et nous avançons sur ce nouveau chemin avec un regard nouveau.

 

Et puis un jour nous revivons des situations qui nous ébranlent, qui déstabilisent nos nouvelles fondations. Cette fois, nous sommes armés, nous avons nos nouvelles croyances spirituelles, nous sommes accompagnés des archétypes qui ont croisé notre chemin et nous restons confiants.

Nous consultons nos cartes, nous prions nos guides, nous travaillons sur nos ombres, nous entreprenons une thérapie, et nous comprenons qu’il nous faut replonger dans les souffrances de notre passé, celles que nous pensions avoir ‘réglées’… Progressivement nous émergeons, et nous mettons en place des changements dans notre vie : nous mettons fin à des relations qui ne nous conviennent pas, nous quittons un emploi insatisfaisant pour démarrer une carrière plus riche de sens, …

Dans une de mes formations, on nous avait dit que la première fois, le divin vient nous aider pour nous montrer le chemin, nous montrer que c’est possible et la seconde fois, c’est à nous de faire le chemin par nous-même…

 

Mais après quelques temps, alors que nous pensons être stables et forts dans notre connexion, à nouveau la vie vient semer le chaos et la vague nous emporte. Souvent, la dépression est plus aigüe, cette règle des trois… La spirale s’intensifie, l’obscurité que nous pensions pouvoir tenir à distance nous envahit petit à petit et nous replongeons dans la dépression avec ce sentiment de confusion et d’impuissance : pourquoi notre spiritualité ne nous préserve-t-elle pas de ces épreuves ? Nous nous sommes éveillés, nous avons changé et pourtant nous nous sentons tout aussi confus et vulnérables…  

 

On ne gère pas la dépression, de même qu’on ne gère pas la mort. C’est une expérience qui nous emporte, nous traverse et nous transperce et nous ramène à la seule réalité qui existe : rien n’est permanent, tout est cyclique et les cycles sont rythmés par la dualité de ce monde, la lumière et l’obscurité, la joie et la douleur, la vie et la mort. Nous avons choisi une expérience humaine, dans un corps physique qui sent et ressent. Nous ne pouvons pas ne pas ressentir… Et c’est d’autant plus important pour tous ceux et celles d’entre nous qui sommes sensibles, empathiques, psychiques, qui refusent de se laisser enfermer dans un mode de vie conventionnel, qui ont soif de liberté et qui souhaitent profondément être un acteur de changement dans ce monde. Notre connexion à notre intuition et notre médiumnité vient de notre capacité à ressentir, même lorsque la souffrance semble insupportable et nous déchire de l’intérieur. Lorsque nous nous qualifions d’hypersensibles, nous nous fermons et nous bloquons notre nature sensible qui est hyper-stimulée et génère une souffrance permanente. Il nous faut plonger dans l’obscurité de nos profondeurs pour confronter notre ombre et y trouver en nous la lumière. Cela fait partie de notre chemin. Notre empathie et notre médiumnité nous permet d’être connecté à tout ce qui nous entoure, la joie et la souffrance… Et c’est ainsi qu’ensuite nous pourrons devenir une lumière pour les autres dans leurs moments sombres car nous pourrons partager la sagesse que nous avons découverte à travers notre propre expérience. 

La dépression nous transforme mais ce passage de la mort à la renaissance n’est ni systématique ni fluide. Tout dépend de notre degré de contrôle, de notre capacité à résister aux flots qui pourtant nous emportent et de notre refus de lâcher prise. Cette résistance et cette résilience peuvent venir de notre éducation, de nos croyances, et sont généralement accentuées par notre mode de vie actuel et une idée parfois biaisée de la spiritualité. La spiritualité n’est pas un processus linéaire qui nous conduit vers la lumière et nous prémunit de l’obscurité. Il nous faut faire une nouvelle expérience de la dépression parce que nous ne pouvons pas utiliser notre spiritualité comme un bouclier contre l’adversité.

La spiritualité new age actuelle propage l’idée que nous devons rester positifs et confiants. Mais l’illusion est que le positif et le négatif n’existent pas, ce ne sont que des jugements de la dualité que nous percevons dans ce monde. Cela ne sert à rien de vouloir penser positif car si nous sommes de nature optimiste, nous envisagerons de toutes manières les choses avec une perspective optimiste. Et si nous ne sommes pas animés par cet optimisme, c’est que nous portons des souffrances qui génèrent une tendance à ramener ce que nous vivons à nos expériences passées ou qui activent une anticipation inquiétante de l’avenir. Peu importe que nous pensions positif ou non, la vie se passera, et pour rester en vie, il nous faudra respirer, et donc nous donner la permission d’être vulnérables, et donc de ressentir. Lorsque nous voulons trop être positifs, nous ne respirons pas, nous bloquons les anciens schémas qui ont besoin d’être exprimés et libérés, nous ne sommes pas alignés avec le flot de la vie. La chute arrivera malgré tout; elle sera probablement plus intense, avec le risque de nous sentir victimes de nos circonstances et de nous enliser. 

En outre, il ne s’agit pas tant d’être optimistes ou positifs; il s’agit plutôt de progression spirituelle. Certaines situations que nous traversons ont pour but de tester notre foi, notre engagement envers nous-mêmes ou de nous pousser à mettre en pratique ce que nous avons appris. Les moments de lumière nous permettent de nous nourrir et les périodes sombres sont des opportunités pour libérer ce qui nous freine et consolider notre force intérieure. Une pratique spirituelle forte nous aide alors à rester centrés et voir les épreuves comme des étapes de notre évolution et donc de faire face aux turbulences tout en gardant notre cap. 

Ainsi, nous abandonner à l’expérience nous apprendra qu’il fait toujours plus sombre avant l’aube et que nous ne pouvons pas nous mettre à l’abri dans notre mental. L’ombre et la lumière aiguisent notre ressenti; en acceptant de ressentir, nous pourrons faire une expérience de nous-même et de la vie plus complète, nous pourrons éprouver plus d’équilibre et de fluidité et apprendre à nous laisser porter par les mouvements de la vie avec la confiance que tout passe. De même que les bons moments passent, les périodes plus éprouvantes finiront aussi par passer.

Et nous aurons grandi. 

 

La vie est cyclique, et la dépression reviendra encore certainement… mais plus nous accepterons de ressentir notre vulnérabilité plutôt que la repousser et plus nous pourrons surfer sur la vague en restant connectés à la confiance que même si nous ne le percevons pas dans le moment, la vie est évolutive et expansive et nous conduit toujours vers une renaissance qui nous aidera à exprimer notre être avec à chaque fois plus de liberté, d’authenticité, de gratitude et de confiance.

Etre intuitif, médium ou sorcière, c’est apprendre à vivre en connexion avec les cycles, donc à être dans le mouvement, et à ressentir intensément les nuances de la vie. C’est être pleinement vivants. 

Avec empathie pour accompagner votre chemin,

Vanessa